La « chasse aux homosexuels » menée par l'ex Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko est indigne.
L’Europe ne peut rester silencieuse : elle doit offrir refuge et soutien à ces personnes LGBTQIA+ dont la sécurité est menacée.
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Je ne suis pas ce qu'on appelle un grand supporter du football, et pourtant, impossible de ne pas ressentir une vive émotion aujourd'hui en pensant au Racing Club de Lens.
Hier soir, au Stade de France, le RC Lens a décroché sa première Coupe de France. Pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire de notre bassin minier, cette victoire dépasse largement le cadre du football. Elle porte en elle l'âme de toute une région.
Lens, c'est cette ville de province qui ne lâche jamais rien. C'est un club qui, au-delà de ses couleurs "Sang et Or", incarne une solidarité, une ténacité et une chaleur humaine que l'on trouve rarement ailleurs. En tant que natif de Béthune, situé à quelques kilomètres de là, voir ce club soulever ce trophée pour la première fois de son histoire, c’est comme voir une reconnaissance de notre résilience collective.
Félicitations au club, aux joueurs, et surtout à tout ce peuple lensois qui porte ses valeurs avec tant de ferveur. C’est une belle leçon d’humilité et de passion.
Bravo le Racing !
Depuis plusieurs mois, avec Elus Locaux Contre le Sida, et comme d’autres associations,nous ne cessons d’alerter le gouvernement français sur la situation dramatique des personnes LGBTQIA+ au Sénégal.
Merci notamment à Stop Homophobie et Shams qui se mobilisent inlassablement face à l’afflux de demandes de LGBTQIA+.
La France ne peut plus rester silencieuse ! Vraiment..
C’est ce que j’ai encore dit a France Inter…
Nous ne pouvons plus fermer les yeux.
Les images qui nous parviennent de la flottille pour Gaza sont insoutenables. Voir des militants, dont la seule ambition était de porter un message de solidarité, traités avec une telle cruauté — agenouillés, les mains liées, sous le regard provocateur d'un ministre supremaciste — dépasse l'entendeIl ne s'agit pas ici de débat géopolitique, mais d'humanité. L’humiliation publique organisée par un ministre de la Sécurité nationale ne sert pas la sécurité d'un État ; elle piétine les valeurs les plus fondamentales de la démocratie et du respect des droits humains.
Que la communauté internationale condamne ces actes — jusqu'au sein même du gouvernement israélien — est une nécessité absolue. Mais cette condamnation doit être suivie d'actes. Nous ne pouvons tolérer que l'arbitraire et l'avilissement deviennent des outils de gestion de crise.
Quand j’étais maire-adjoint de Paris, en charge des droits humains, j’ai toujours rappelé que la dignité humaine n'est pas une option, elle est le socle de toute société libre. Aujourd'hui, en faisant de l'humiliation un spectacle, c'est l'image même de la démocratie qui est salie.
Au cœur d’une impasse délabrée de Londres, Franck tient une boutique unique : il ne vend que des vinyles. Hors de question pour lui de succomber aux cassettes ou aux CD. Pour ce passionné, la vraie musique ne s'écoute que sur un bon vieux 33 tours !
Mais Franck n’est pas un simple disquaire. Il a un don extraordinaire : celui de dénicher la mélodie exacte dont chaque client a besoin pour guérir son âme.
L’arrivée de la mystérieuse Lisa va totalement bouleverser son quotidien, sa boutique et la vie de ce quartier en perdition.
Mon avis : Au gré des notes et de l'histoire de la musique, Rachel Joyce nous entraîne dans une danse aussi endiablée que romantique. Un roman feel-good, nostalgique et profondément humain qui prouve que la musique peut définitivement tout réparer... même les cœurs brisés.
17 mai 2026 : Une Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie au goût amer.
Alors qu’une chasse mortifère aux personnes LGBTQIA+ s’intensifie dramatiquement au Sénégal, se mobiliser aujourd'hui n'est plus une option : c'est un devoir.
Les chiffres et l'actualité nous rappellent cruellement à la réalité :
64 pays pénalisent encore l’homosexualité dans le monde.
Plusieurs d'entre eux l'exposent toujours à la peine de mort.
On ne lit pas Proust à vingt ans, ou alors on le lit mal. À l’âge où tout doit aller vite, où la vie nous presse et où l'avenir est une urgence, les méandres de la Recherche paraissent d'un ennui abyssal. J’avais gardé de mes lectures scolaires le souvenir de descriptions fastidieuses et d'un temps qui stagnait, incapable de suivre le rythme de mes dix-sept ans.
Il aura fallu le calme d'une vie qui change de rythme pour que nos chemins se croisent à nouveau. En déballant des cartons entre Paris et Béthune, j’ai exhumé ces vieux volumes de la Pléiade. L’envie m'a pris de vérifier si, avec les années, Proust ne m’était pas enfin devenu destiné.
Le verdict est sans appel : j'avais tort de le bouder.
Si Marguerite Yourcenar reste ma boussole littéraire absolue, j’ai découvert chez Proust une jouissance inattendue. On ne lit pas ce livre, on s'y noie. On s'immerge dans des phrases-fleuves, immenses, qui s’étirent parfois sur une page entière avec une précision d'horloger. C’est une orfèvrerie du détail qui ne cherche pas à ralentir le temps, mais à en capturer chaque battement de cœur.
Du côté de chez Swann n'est pas seulement un exercice de style ; c'est une comédie humaine d'une modernité surprenante. Proust y dissèque la mondanité, les faux-semblants et les tourments de l'âme avec une acuité quasi chirurgicale. Ce premier tome nous offre un miroir où nos propres souvenirs viennent se refléter.
On referme ce livre avec une pointe de regret, comme on quitte un ami que l'on a trop longtemps ignoré. Finalement, la fameuse madeleine n'est pas un cliché, c'est une promesse : celle que rien de ce que nous avons vécu ne disparaît jamais vraiment tant qu’une plume sait le ranimer.
Triste spectacle au Sénat. En vidant le texte sur la fin de vie de ses avancées majeures, la droite tourne le dos à la souffrance de milliers de Français.
Mais le combat continue ! L’Assemblée nationale va reprendre le texte original. Nous exigeons une adoption avant l’été. Et si ça coince ? Monsieur le Président @emmanuelmacron, n’ayez pas peur des Français : convoquez un référendum !
Le droit de choisir sa fin de vie est une liberté ultime.
On ne peut plus attendre.
Ce lundi, le Sénat ouvre la deuxième lecture des textes sur la fin de vie. Pourtant, pour la première fois en deux décennies, je suis soulagé de ne pas assister aux séances au Palais du Luxembourg.
Pourquoi ?
Parce que la première lecture a été une épreuve. Il est devenu insupportable d’entendre tant de contre-vérités et d'horreurs sur ce qui n'est, au fond, qu'un geste d’amour et de compassion.
Une obstruction qui ne dit pas son nom :
S’inspirant de la Chambre des Lords, une partie de la droite multiplie les obstacles : 700 amendements déposés (contre 350 en première lecture). Une stratégie d'irresponsabilité qui ignore la réalité de la souffrance de tant de nos concitoyens, simplement pour freiner une promesse de liberté.
Ma reconnaissance va à ceux qui luttent :
Je tiens à remercier mes amis sénatrices et sénateurs de gauche qui se battent pour un texte digne de ce nom. Merci pour votre courage @mpdelagontrie, Anne Souyris, ian Brossat et Remi Feraud.
L'attente est désormais tournée vers l'Assemblée nationale.
Il est temps de voter, avant la fin de l’été, ces lois sur la fin de vie que 9 Français sur 10 espèrent.
Le 28 mars, pour me dernière réunion publique à Paris, avant que je quitte définitivement la capitale, nous partagions encore une tribune pour GreyPride.
À son invitation, nous parlions du sida, de vie, et de cette fin de parcours qu'il a toujours abordée avec une dignité exemplaire.
Je ne savais pas que c'était notre dernier rendez-vous.
Il était un monument de la lutte contre le sida, un homme qui a passé sa vie à porter le fardeau des autres pour l'alléger. Nos combats perdent un défenseur acharné, et je perds un ami précieux.
Toutes mes pensées pour son époux et ses proches.
Merci pour tout, Alain.
Nous ne lâcherons rien…
Alors que l’Ukraine et le Proche-Orient sont meurtris par la guerre, rappelons-nous cette vérité : personne ne gagne une guerre. On n'y trouve que destruction et douleur.
L’Union européenne est née sur les décombres de nos conflits passés. Elle a réussi l'impossible : faire d'anciens ennemis des alliés inséparables.
À la veille de la Journée de l'Europe, que ce modèle de réconciliation serve de boussole là où les armes tonnent encore.
Se souvenir pour ne pas reproduire.
« L’homosexualité est réprimée dans 64 pays dans le monde. »
C’est par ces mots que Laurent Lafitte a marqué la #37NuitDesMoliere en recevant son prix de meilleur acteur pour La Cage aux Folles. Une œuvre magistrale, mise en scène par Olivier Py, qui repart avec deux récompenses bien méritées.
Alors que la situation au Sénégal est aujourd'hui dramatique pour les personnes #LGBTQIA+, ce sacre est bien plus qu’une distinction artistique : c’est un signal politique fort.
La culture doit interpeller les consciences là où les politiques hésitent encore. Dès mai 2025, avec Anne Hidalgo, nous avions sollicité Olivier Py et Laurent Lafitte pour présenter ce spectacle qui sera interprété au @theatrechatelet en décembre dernier, cette représentation à la 8e remise du Prix international de Paris contre les LGBTQIAphobies.
Plus qu’un musical, un cri d’alarme.
Merci Laurent. Merci Olivier.
L'art est un combat. Merci de le mener avec tant de talent.